samedi 9 juillet 2011

Aïoli

L'aïoli, mot qui résulte de la contraction d'ail et d'oli (huile en provençal), est une célèbre sauce provençale, dont cette version pourrait s'apparenter à une sorte de mayonnaise à l'ail.


Traditionnellement composée d'ail et d'huile d'olive, deux liquides non miscibles réunis par le jus de l'ail, l'aïoli moderne offre la possibilité de rajouter un autre liquide afin de  mélanger ces deux substances. Souvent le jus de citron ou un œuf. Ici, je fais le mélange des deux, pour une saveur agréable dans le résultat final.

L'aïoli peut se manger en trempette avec des crudités, en vinaigrette onctueuse dans les salades ou en mayonnaise qui relève le goût des sandwich. Il accompagne bien les œufs cuits durs, les pommes de terre, mais aussi les fruits de mers et les poissons.

Par exemple, pour des Pommes de terre à l'aïoli, couper celle-ci en rondelles, les cuire telles quelles et, dans l'assiette, les recouvrir de sauce.

Ingrédients (pour 1 tasse, 250 ml)
  • 1 jaune d'œuf
  • 1 c. à thé (5 ml) de jus de citron
  • 2 gousses d'ail, hachées
  • ½ tasse (125 ml) d'huile d'olive
  • Sel

Préparation (environ 10 minutes)
Dans un bol, fouetter à l'aide d'une fourchette le jaune d’œuf, le jus de citron et l'ail.
Tout en fouettant vigoureusement avec une cuillère, incorporer l'huile d'olive en un (très) mince filet. La sauce s'épaissira au fur et à mesure. Elle prendra la consistance onctueuse de la mayonnaise.
Saler. Terminer à la fourchette pour une meilleure circulation d'air dans la sauce.

Astuces
Pour la première fois que vous ferez de l'aïoli, je vous conseille de vous faire aider par quelqu'un lors de l'incorporation de l'huile d'olive. C'est plus facile à deux. ;-)

La tradition provençale veut que l'on prépare cette recette au mortier ou au pilon, mais l'astuce avec la fourchette/cuillère convient très bien. ^^

L'aïoli se conserve quelques jours au réfrigérateur.

mardi 5 juillet 2011

Omurice végétarienne (Omelette au riz à la japonaise)

Une omelette japonaise avec des ingrédients occidentaux? Remercions la cuisine fusion, car, oui, c'est possible!
L'Omurice, contraction d'omelette et de rice, offre de multiples possibilités créatives, mais je vous partage ma version.

Ingrédients (pour 2 personnes)
  • 2 tasses de riz japonais
  • 1 c. à thé d'huile
  • 2 carottes, en minces tranches
  • 1 petit oignon, émincé
  • 1 tasse de tofu dur, en petits dés
  • 1 c. à thé de jus de citron
  • 2 œufs
  • Quelques cuillères de lait de soya
  • Sel
  • Poivre
  • Une pointe de ketchup

Préparation
Faire cuire le riz dans une casserole. Réservez.
Durant ce temps, dans un wok ou une poêle huilé, bien cuire les carottes, oignons et le tofu.
Ajouter une cuillère de jus de citron vers la fin de la cuisson.
Mélanger ensuite dans la casserole avec le riz.
En remplir deux assiettes.

Dans un bol, briser un œuf, le fouetter, puis ajouter un petit peu de lait de soya, du sel et du poivre.
Dans une poêle, cuire l'omelette jusqu'à ce qu'elle soit prête.
Déposer sur le riz de la première assiette.
Recommencer pour l'autre œuf.

Couvrir le sommet des omelettes avec une pointe de ketchup.
Déguster. :)

lundi 4 juillet 2011

Pizza aux pommes et au fromage végétal (vgl)

Une recette découverte dans un vieux livre de cuisine des chefs Claudette et Marie-Josée Taillefer, légèrement adaptée par mes soins pour une alimentation végétale.


Ingrédients
2 c. à table (30 ml) d'huile d'olive
1 c. à table (15 ml) de beurre allégé ou de margarine végétale
1 oignon moyen, émincé
Sel
Poivre
1 pomme, non pelée, épépinée et tranchée
Plusieurs tranches de fromage végétalien de votre choix
Pain de pizza

Préparation
Préchauffer le four à 450 °F. Huiler une plaque à biscuits ou à pizza.

Fondre les morceaux d'oignons dans 1 c. à table (15 ml) d'huile d'olive et le beurre, à feu doux, juste pour dorer. Saler et poivrer. Réserver.

Déposer la pâte sur la plaque. Badigeonner avec le reste de l'huile.
Déposer les oignons sur la pâte, et répartir les pommes sur eux. Déposer le fromage végétal sur cette garniture.

Cuire au four 10 à 15 minutes.


dimanche 26 juin 2011

Nourriture : pauvreté, élitisme et juste milieu

J'en parlais dans mon tout premier billet.
Dix mois plus tard, j'ai envie d'aborder le sujet à nouveau : le concept de ce blogue.

Dans mon message de bienvenue, je parlais d'économie de coût par rapport à la cuisine santé :
Je me suis réservée ce petit coin du web afin de réaliser un petit souhait : parler d'une cuisine végétarienne accessible à tous les portefeuilles, diversifiée et bonne au goût.
Parce qu'il n'y a pas de raison pour la mère monoparentale de ne pas manger un repas santé avec ses trois enfants.
À trop d'endroits sur la toile, on prétend que pour manger bio et/ou végétarien, il faut y mettre le prix.
Je ne suis pas d'accord avec cela. En fait, j'en suis effarée.
Oh bien entendu, les aliments biologiques et locaux coûtent plus chers que la moyenne. Je ne le nie pas. Mais doit-on vraiment hypothéquer sa maison pour des courges? L'imagination et l'audace réduisent de manière considérable le coût d'une recette, et le nombre de sacrifices.

J'ai envie de rajouter quelque chose maintenant. Une raison de plus d'enrichir cet espace virtuel.
À force de discuter avec des gens d'un peu partout et de plusieurs origines sociales, j'ai vraiment réalisé jusqu'à quel point la nourriture est pré-fabriquée en Amérique du Nord. Les aliments pures existent à peine, et pour les trouver, il faut chercher longtemps. Et sortir le portefeuille. Sans parler de l'absence de diversité.
De plus, les prix sont exorbitant par rapport au salaire moyen.
Disons que selon les chiffres, dans ce pays, le tiers des enfants connaissent la pauvreté, et dans cette province, presque la moitié des ménages vivent sous le seuil de la pauvreté. Ouch!
Et si on jette un coup d’œil sur les prix en épicerie, on se rend compte qu'il coûte moins cher d'acheter des boîtes de céréales géantes que de petits légumes. En fait, plus la nourriture est saine (légumes, grains, fruits, etc), plus son coût est élevé, et vice-versa pour la malsaine. Oui, un sac de croustilles à saveur de pizza coûte trois fois moins cher qu'un melon.
La cuisine locale (voire nationale) coûte les yeux de la tête, au point où l'on entend souvent parler de pêcheurs qui ne possèdent pas les moyens de manger leurs propres poissons, se contentant de bâtonnets panés!
Et la grande majorité des aliments européens vantés sur le net n'existe tout simplement pas ici.

D'un autre côté, les élites de ce monde vantent la « bonne » bouffe.
J'en parlais un peu sur mon autre blogue, mais dans un billet cinéma.
De nos jours, il existe une sorte de démocratisation de la nourriture, toutes les classes sociales ayant accès à des blogues culinaires, à des émissions de télé consacrées aux recettes saines, à des conseils gratuits de grands chefs, à des livres de cuisine à bas prix et en quantité industrielle. Tout le monde a entendu parler de la bonne cuisine et des repas santé. Mais cela reste très récent dans l'histoire de l'humanité, peut-être que cela remonte à dix ou quinze ans tout au plus. Oui, vous avez bien lu : la culture culinaire des élites est désormais accessible au peuple! D'ailleurs, beaucoup d'entre eux le « dénoncent ». Que veut-on : les élites se plaignent du supposé manque de culture du peuple, et dès que le peuple apprend la « grande » culture de l'élite, cette dernière se plaint encore...

Les gens n'ont donc pas accès à cette nourriture, et ce, pour des raisons financières ou de disponibilité du produit, et en sont culpabilisés par des élites qui les regardent d'un mauvais œil, bonne nourriture ou non...

Il faut comprendre la raison première de cet attachement des élites envers la nourriture santé.
Si manger « bien » et « bon » coûte cher, les gens ordinaires ne peuvent donc pas se le permettre. Et si ces derniers ne mangent que les cochonneries accessibles à leur tout petit budget, ils prennent du poids.
Un raison de se distinguer de la masse consiste donc à être mince, en mangeant santé... et/donc cher.
Et si je vous disais que jamais une étude a réussi à prouver qu'un surplus de kilos « raisonnable » (je ne parle donc pas d'obésité maladive) n'était en rien nocif pour la santé? L'ironie veut donc que l'obsession maladive de la minceur-santé découle bel et bien de la mentalité d'une élite désireuse de se distinguer à tout prix du reste de la population.
Il ne faut donc pas culpabiliser parce que le fromage de chèvre est trop cher cette semaine. Une autre viendra. En ne se plaçant pas en état de torts devant la nourriture, celle-ci goûtera meilleur. On ressent alors moins le besoin d'empiler les excès ou la malbouffe bourrée d'endorphines pour compenser une quelconque mauvaise conscience. Et on décide de remplacer le fromage par une pomme rouge au lieu des sempiternelles chips. La nourriture est aussi un état d'esprit.

Vous savez quoi? Il est possible de manger de façon saine malgré tout. Sans culpabiliser parce que ces fichues figues importés coûtent plus cher qu'un repas au restaurant.
Voilà, je pense, la raison qui me motive à entretenir ce blogue. Trouver des façons économiques de bien manger avec des ingrédients accessibles que l'on n'est pas obligé pas commander en France ou en Chine.
Et si les boîtes de céréales sont aussi grandes que des petits meubles, pourquoi ne pas s'en accommoder, et cuisiner à partir de ce type d'ingrédient? ;)

Je tiens aussi à remercier tout ceux qui m'ont écrit des mots positifs, m'expliquant que les recettes partagées correspondent à ce qu'ils recherchaient, c'est-à-dire des recettes à la fois simples, accessibles, économiques et délicieuses.
Cela me conforte dans les choix effectués pour ce blogue. :)

Sur ce, je vous souhaite à tous un bon appétit et de merveilleux moments autour de la table! ^^

dimanche 12 juin 2011

Risotto aux légumes du soleil

Une recette adaptée de celle-ci, avec de légères variations. Pour ceux qui adorent les légumes méditerranéens!

Ingrédients (4 portions)
  • 1 aubergine italienne, en dés
  • 1 courgette zucchini, en dés
  • 1 tomate, en dés
  • 1 petit oignon, émincé
  • 2 gousses d'ail, émincées
  • Huile d'olive, à l’œil
  • 300g de riz rond arborio
  • 1,5 litre de bouillon de légumes
  • 1 pincée de basilic séché
  • 60g de fromage romano

Préparation
- Faire chauffer l'huile d'olive dans une casserole avec les légumes, et brasser constamment durant environ 10 minutes.
- Ajouter environ 4 c. à soupe d'huile d'olive et le riz.
- Mélanger de nouveau sans interruption durant 3 minutes et ajouter le bouillon de légumes.
- Couvrir et laisser mijoter à feu doux pendant 30 min jusqu'à ce que le riz absorbe totalement le bouillon.
- Ajouter le basilic séché, mélanger. Parsemer de fromage romano. Servir.

Autres recettes de risotto sur ce blogue

jeudi 9 juin 2011

Tarte à la tomate végétarienne

Un classique que tous les végétariens adorent. Sans blague. Servez-en lors d'un souper, ils en saliveront de plaisir avant même d'y avoir goûté. J'exagère? Essayez ma version, et vous verrez. ;-)


Ingrédients (4 à 6 portions)
  • 8 tomates italiennes, pelées, épépinées et coupées en tranches épaisses
  • ½ tasse (125 ml) d'huile d'olive
  • 2 gousses d'ail, écrasées
  • 1 gros oignon, haché finement
  • 1 pincée de basilic séché
  • 1 pincée d'origan séché
  • Sel et poivre
  • ½ paquet de pâte feuilletée du commerce
  • 1 jaune d’œuf
  • 1 c. à table (15 ml) d'eau
  • 2 c. à table (30 ml) de moutarde de Dijon
  • Plusieurs tranches minces de fromage Brie
  • 1/3 tasse (75 ml) de mozzarella, râpée (partiellement écrémée)

Préparation
Dans un sac de plastique hermétique, mélanger les tomates, l'huile d'olive, l'ail, l'oignon, le sel, le poivre, le basilic et l'origan. Laisser mariner environ 2 heures sur le comptoir en retournant le sac de temps à autre.

Préchauffer le four à 375 °F

Abaisser la pâte en recourant une surface lisse d'un peu de farine pour former un rectangle d'environ 25 X 30 cm.

Faire un mélange de jaune d’œuf et d'eau.
Replier le pourtour pour former une bordure de 1 cm et badigeonner celui-ci du mélange (le pourtour deviendra ainsi doré et croustillant).
Badigeonner ensuite le fond de la pâte avec la moutarde de Dijon. Étendre les tranches de Brie sur ce même fond.

Retirer les tomates du mélange mariné. Égoutter les tranches et les répartir sur le fromage.
Passer la marinade au tamis et ajouter les résidus solides sur les tomates.

Saupoudrer de mozzarella, et cuire au four de 45 minutes à 1 heure.

Astuces
Lors de la préparation, remplacer les deux pincées de basilic et d'origan séché par 1/3 tasse (75 ml) de basilic frais et émincés ou 1 c. à thé d'origan séché.
Il est aussi possible de remplacer les tomates italiennes par 3 grosses tomates rouges, épongées sur du papier essuie-tout. Je trouve toutefois difficile de trancher ce genre de tomates.
De plus, il est facile de peler les tomates après les avoir légèrement fait bouillir.
Aussi, rien ne vous empêche de faire ce plat de forme ronde si le cœur vous en dit. ;)
Ce repas se mange chaud, tiède ou froid. Une salade verte l'accompagne à la perfection.
La marinade peut même devenir une vinaigrette à salade si on y ajoute du jus de citron. ;-)

mercredi 8 juin 2011

Trempette aux épinards

J'aime fouiller dans les vieux livres de cuisine de ma mère, car j'y trouve des recettes toutes plus intéressantes les unes que les autres. Malgré quelques propos démodés, on y trouve une simplicité attachante et ingénieuse. Cette trempette d'épinards fait partie du lot.
Une beauté verte pour les légumes.

Ingrédients
  • ½ tasse (125 ml) de yogourt nature
  • ½ tasse (125 ml) de mayonnaise (allégée)
  • 1 gousse d'ail, hachée
  • 1 c. à soupe (15 ml) d'oignon, haché
  • ½ paquet d'épinards, équeutés et hachés grossièrement
  • Sel et poivre
  • ½ concombre, pelé, épépiné et haché finement

Préparation
Versez le yogourt, la mayonnaise, l'ail et l'oignon dans la jarre d'un mélangeur ou d'un robot culinaire.
Mélangez bien en ajoutant les épinards petit à petit.
Salez et poivrez.
Versez dans un bol (de taille moyenne), et ajoutez le concombre.
Réfrigérez 3 à 4 heures avant de servir.
Dégustez! :-)

dimanche 5 juin 2011

Coquilles farcies aux épinards et au fromage (végétariennes)

Familles nombreuses, je ne vous oublie pas! Une recette de farces qui combine deux de mes passions culinaires, les épinards et le fromage, pour un résultat à la portion nombreuse.

Ingrédients
  • 20 coquilles géantes, cuites
  • 300g d'épinards, hachés
  • 500g (1 pot) de fromage cottage (faible en gras)
  • 1 tasse de fromage râpé mozzarella (partiellement écrémé)
  • 1 poivron rouge haché
  • 1 blanc d’œuf
  • 1 c. à thé d' origan séché
  • 1 pot (700 ml) de sauce pour pâtes de votre choix. Personnellement, j'aime bien les sauces aux épinards du marché. ^o^

Préparation
Cuire les coquilles selon le mode d'emploi indiquer sur la boîte. Égouttez et laissez refroidir.
Chauffer le four à 400 F.
Mélanger dans un grand bol les épinards, le fromage cottage, le poivron rouge, le blanc d’œuf, l'origan et ½ tasse de mozzarella. Garder le reste du fromage pour plus tard.
Ensuite, farcir les coquilles avec le mélange (environ 1 c. à soupe).

Puis, étaler la moitié de la sauce dans le fond d'un plat allant au four. Disposer les coquilles dans ce plat, le côté farci vers le haut.
Couvrir ces coquilles avec la suite de la sauce. Parsemez aussi avec le reste de fromage mozzarella.
Recouvrir avec du papier d'aluminium.

Cuir au four durant 30 min. Enlever le papier. Cuire 10 autres minutes.

Portions
5 portions de 4 coquilles

Environ
380 calories, 20mg de cholestérol, 1430mg de sodium, 51g de glucides, 5g de fibres, 28g de protéines, 45% de vitamines A, 70% de vitamines C, 30% de calcium et 15% de fer.